Comment je suis devenue mordue de la route

by kallisteha

"Rien derrière et tout devant, comme toujours sur la route."

Une semaine de challenge !! Plus que 3 à tenir le rythme ! Nous sommes dimanche, il pleut sur la Côte d’azur. Les jours de pluies sont des jours de réflexion. De nostalgie. Alors commençons, j’ai une route à vous expliquer…

 

DEPUIS QUAND

On me demande souvent pourquoi je bouge autant, si j’aime vraiment ça.

En réalité, c’est assez récent, même si l’envie est là depuis très longtemps (environ 10 ans). Besoin d’espaces, d’évasion, de vivre et de quitter cette vie qui ne m’apporte rien. Ce besoin de partir pour découvrir, pour me trouver, pour ne plus ou mieux revenir.

L’Australie est un vieux rêve. Elle représente tout ça en même temps. Mais j’ai reporté à chaque fois (reprise d’études, boulots, histoires de coeur, ça vous fait perdre du temps !). Toutes ces années à mener un semblant de vie normale ont fait que, comme les trois quart des gens, je ne pensais plus voyage, mais « vacances ». (Partir en voyage et partir en vacances, sont deux choses tout à fait différentes pour moi. En vacances, on relax, on se fait chouchouter, on consomme et on visite. On est un touriste, on fait une pause dans son boulot. En voyage, on bouge, on découvre, on vit et on rencontre. On est « un étranger » « un ex-pat » « un routard ». On démarre quelque chose de nouveau.)

En 2016, ce rêve australien n’était toujours pas réalisé. Je sortais d’une année compliquée rythmé par des problèmes de santé et de boulot. l’Australie me demandait encore un trop gros budget. J’ai donc visé l’Asie du sud. Je voulais partir en sac à dos, durant trois mois minimum, parcourant la Thaïlande, le Cambodge et le Laos.

Quelques semaines plus tard, j’embarquais Ludo avec moi. Nous n’avions absolument rien organisé hormis les 4 nuits sur Bangkok, que j’avais réservé pour amortir le jet-lag de 12h. Passé ces 4 nuits. l’Inconnu. Un nouveau continent, une nouvelle langue, une nouvelle culture. Le matin, nous ne savions pas où dormir le soir, nous bougions au jour le jour avec pour repères, les endroits plutôt cools repérés sur Internet. Les itinéraires se créaient comme ça, au fur et à mesure. Le sac était lourd, les tenues toujours les mêmes (3 shorts, 3 hauts, 1 pantalon, 2 paires de chaussures). Rien n’était prévu, tout s’improvisait et putain, qu’est-ce que c’était bon !

LA REVELATION

Ludo, n’en pouvait plus de défaire et refaire son sac chaque matin avant de reprendre la route. Moi ça me nourrissait.

Bien-sûr que parfois ça gonfle : on est épuisés, on à chaud, c’est lourd, on voudrait dormir dans son lit à soi, sentir son odeur de lessive ou juste être dans sa routine habituelle rien qu’une heure au moins. Mais c’est ce manque d’organisation, ce peu de fringues (alors que je suis dingue de mode), ce confort qui ne tient plus que dans un sac à dos, cet épuisement que tu ressens, qui est toujours pire que la veille, cette nouvelle route chaque matin… C’est ce truc qui te rend vivant.

Lorsque nous sommes rentrés, nous avons remis ça en Italie, un road trip du nord au sud, avec pour grand luxe, cette fois, une voiture ! Nous trouvions des logements parfois à 22h pour le soir même, sans angoisse. Je n’ai plus que voyagé comme ça depuis. Même pour des vacances ! C’est devenu un nouveau mode vie, une routine que j’impose parfois aux gens qui partent avec moi. Tout le monde n’est clairement pas fait pour ça. Mais je me dois de leur faire essayer.

Le prochain voyage sera plus long cette fois. Un aller simple vers l’Australie. Un van et la route, toujours devant.  

 
 

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